Email Statistics in Canada 2026

Statistiques du marketing par courriel au Canada en 2026 : repères et leur impact sur votre stratégie

Le courriel demeure l’un des canaux de communication les plus efficaces au Canada, mais la façon dont les organisations l’utilisent évolue. Comprendre la performance de vos courriels est la première étape pour améliorer votre stratégie. En examinant des indicateurs clés comme les taux d’ouverture, les clics et les rebonds, vous pouvez commencer à voir ce qui fonctionne et où il y a place à l’amélioration.

La plupart des plateformes de marketing par courriel vous donnent accès à ces données. Mais, le plus souvent, les données disponibles ne sont pas canadiennes. Les spécialistes du marketing canadiens doivent donc interpréter des données provenant des États-Unis et du Royaume-Uni, qui ne reflètent pas les tendances de leur marché. Qu’est-ce qui est considéré comme un bon taux d’ouverture au Canada? Et comment vos résultats se comparent-ils aux références de l’industrie?

Pour vous aider à mieux comprendre le tout, nous avons rassemblé les plus récentes données et références en marketing par courriel provenant de plus de 12 000 organisations canadiennes et de millions de campagnes; cet article présente les statistiques et références les plus importantes qui façonnent la performance du courriel aujourd’hui.

Vous voulez obtenir l’analyse complète par industrie, avec des informations plus détaillées et des références? Consultez le rapport L’état du marketing par courriel au Canada 2026.

Statistiques clés du marketing par courriel au Canada pour 2026

Avant d’aller plus loin, voici les statistiques les plus importantes de 2025 qui auront un impact sur votre stratégie de courriel en 2026 :

  • Taux d’ouverture moyen : 44,43 %
  • Taux de clic moyen : 2,24 % (en baisse par rapport à 3,13 %)
  • Nombre moyen de courriels envoyés par année : 34
  • Taux de désabonnement moyen : 0,34 %
  • Taux moyen de rebonds durs : 0,27 %

Ces statistiques montrent une tendance claire : le courriel demeure un excellent canal dans lequel investir, mais l’engagement au Canada évolue.

Taux d’ouvertureTaux de clicTaux de désabonnementTaux de rebonds dursCourriels envoyés par année
Moyenne canadienne44,43 %2,24 %0,34 %0,27 %34
Secteur le plus performant75,95 %12,21 %< 0,01 %0,03 %

Pourquoi les références en marketing par courriel diffèrent au Canada

La plupart des références en marketing par courriel disponibles en ligne sont basées sur des données provenant des États-Unis ou du Royaume-Uni. Bien qu’elles soient utiles comme point de repère général, elles ne reflètent pas la réalité dans laquelle les organisations canadiennes évoluent.

L’environnement réglementaire canadien — façonné par des lois comme la LCAP, la LPRPDE et la Loi 25 du Québec — crée une approche fondamentalement différente du marketing par courriel. Contrairement aux États-Unis, où les organisations peuvent envoyer des courriels jusqu’à ce que les destinataires se désabonnent, les organisations canadiennes doivent obtenir un consentement clair et éclairé avant d’envoyer des communications.

Cette différence a un impact direct sur la performance.

Comme les listes canadiennes sont basées sur le consentement, elles ont tendance à être plus petites — mais nettement plus engagées. Les organisations n’envoient pas des messages à de larges audiences non vérifiées. Elles communiquent plutôt avec des personnes qui ont activement choisi de recevoir leur contenu.

Avec le temps, cela mène à :

  • Un engagement de meilleure qualité
  • Une réputation d’expéditeur plus solide
  • Une délivrabilité plus stable

Le rapport met également en évidence un changement plus large au Canada : les organisations accordent davantage d’importance à la souveraineté des données, au suivi du consentement et à la transparence.

Pour les agences et les organisations œuvrant dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des OBNL et du secteur public, cela est particulièrement important. Dans ces secteurs, le courriel n’est pas seulement un outil marketing — c’est un canal de communication central où la confiance et la conformité sont essentielles.

Taux d’ouverture des courriels au Canada

Le taux d’ouverture est souvent le premier indicateur que les spécialistes du marketing analysent, mais il doit être interprété avec prudence.

À la base, le taux d’ouverture mesure l’efficacité d’un courriel à capter l’attention dans la boîte de réception. Les lignes d’objet, la reconnaissance de l’expéditeur et le moment d’envoi influencent cet indicateur. Mais au Canada, un autre facteur joue un rôle majeur : la confiance.

Comme les destinataires ont explicitement choisi de recevoir des courriels, ils sont plus susceptibles de reconnaître et de faire confiance à l’expéditeur. Cela contribue à des taux d’ouverture plus élevés dans les secteurs qui reposent sur une communication continue.

Par exemple, des secteurs comme la santé, les municipalités et les institutions publiques surpassent régulièrement les taux d’ouverture moyens. Ces organisations partagent souvent de l’information essentielle ou attendue — rappels de rendez-vous, mises à jour de services ou nouvelles communautaires — ce qui entraîne naturellement un engagement plus élevé.

Un autre facteur important est la gestion des attentes. Lorsque les abonnés comprennent clairement ce qu’ils recevront et à quel moment, ils sont plus susceptibles de continuer à ouvrir les courriels au fil du temps.

Cependant, les taux d’ouverture deviennent moins précis comme indicateur de performance. Des technologies de protection de la vie privée comme Apple Mail Privacy Protection et les serveurs proxy peuvent gonfler artificiellement les ouvertures en préchargeant le contenu.

C’est pourquoi le taux d’ouverture doit être considéré comme un indicateur directionnel plutôt qu’une mesure définitive de l’engagement. Il est utile pour observer des tendances, mais doit toujours être analysé avec d’autres indicateurs.


Taux de clic moyen au Canada

Alors que les taux d’ouverture demeurent élevés, les taux de clic racontent une autre histoire. Le taux de clic moyen au Canada est descendu à 2,24 % en 2025.

Cette baisse ne signifie pas nécessairement que le courriel devient moins efficace. Elle reflète plutôt un changement dans la manière dont les audiences interagissent avec le contenu. Les lecteurs sont aujourd’hui plus sélectifs. Ouvrir un courriel demande peu d’engagement, mais cliquer nécessite une raison claire de poursuivre l’interaction. Si cette valeur n’est pas immédiatement évidente, les utilisateurs passent à autre chose.

Le rapport met en évidence plusieurs facteurs fréquents derrière la baisse des taux de clic :

  • Des courriels avec trop d’appels à l’action concurrents
  • Un contenu informatif, mais qui n’oriente pas vers une action
  • Un message trop large, sans segmentation
  • Une valeur peu claire pour le lecteur

En parallèle, les données montrent que des taux de clic élevés demeurent possibles. Des secteurs comme les municipalités, l’éducation et le gouvernement continuent de surpasser la moyenne de façon significative. Leur point commun : la pertinence.

Cela renforce une idée clé : la performance des clics ne dépend pas uniquement du design ou du choix des mots — elle repose sur la clarté avec laquelle le courriel mène à une prochaine étape pertinente.

Délivrabilité au Canada

L’un des aspects les plus souvent négligés de la performance des courriels est la délivrabilité.

Au Canada, on estime que 15 % à 20 % des courriels n’atteignent jamais la boîte de réception. Cela signifie qu’une part importante des campagnes peut sous-performer avant même que les destinataires aient la chance de les voir.

La délivrabilité est influencée par plusieurs facteurs interconnectés, notamment la qualité de la liste, la réputation de l’expéditeur, le niveau d’engagement et la configuration technique. Mais au-delà de ces éléments techniques, elle repose ultimement sur la confiance.

Les fournisseurs de messagerie privilégient les courriels provenant d’expéditeurs fiables et qui suscitent un engagement constant. Lorsque les organisations maintiennent des listes propres, basées sur le consentement, et envoient du contenu pertinent, leurs courriels ont plus de chances d’atteindre la boîte de réception. Dans le cas contraire, leurs messages risquent davantage d’être filtrés comme indésirables.

Le rapport souligne que la délivrabilité doit être considérée comme la base du marketing par courriel. Sans elle, même les campagnes les mieux conçues auront du mal à performer.

Bilan du marketing par courriel au Canada 2026

Taux de désabonnement au Canada

Les taux de désabonnement au Canada demeurent relativement faibles, avec une moyenne de 0,34 % tous secteurs confondus. À première vue, cela peut sembler être un indicateur uniquement positif. Toutefois, en examinant de plus près les raisons des désabonnements, on obtient des informations plus révélatrices.

La raison la plus fréquemment mentionnée par les utilisateurs pour se désabonner est « jamais inscrit », ce qui représente près de 40 % des réponses. Cela met en lumière un défi persistant : même dans un environnement réglementé, les pratiques de consentement ne sont pas toujours appliquées de façon uniforme.

Cela renforce également l’importance de la réglementation canadienne. En exigeant un consentement clair, la LCAP aide les organisations à bâtir des listes plus saines au fil du temps. Lorsque les abonnés choisissent activement de recevoir des courriels, ils sont plus susceptibles de rester engagés et moins enclins à se désabonner.

Il est aussi important de reconnaître que les désabonnements ne sont pas toujours négatifs. Dans bien des cas, ils contribuent à assainir votre liste en retirant les contacts qui ne sont plus intéressés ou pertinents. Une liste plus petite, mais plus engagée, a souvent plus de valeur qu’une liste plus large et inactive.

À quelle fréquence devriez-vous envoyer des courriels ?

La fréquence est l’une des questions les plus courantes en marketing par courriel — et l’une des plus difficiles à trancher de façon définitive. Les organisations canadiennes envoient en moyenne 34 courriels par année, ce qui correspond à environ trois courriels par mois. Toutefois, ce chiffre doit être considéré comme un point de repère, et non comme une règle.

La bonne fréquence dépend de plusieurs facteurs, notamment les attentes de votre audience, la valeur de votre contenu et la capacité de votre organisation à maintenir une certaine constance. Une façon utile d’aborder la question est de la considérer sous l’angle de la relation. Si vous envoyez trop de courriels, vous risquez de surcharger votre audience. Si vous n’en envoyez pas assez, vous risquez d’être oublié.

L’objectif est de trouver un équilibre qui permet à votre organisation de rester présente et pertinente, sans devenir intrusive. Cela implique souvent de combiner différents types de courriels — infolettres, campagnes ciblées et séquences automatisées — afin de maintenir une communication régulière.

Ce que ces références signifient pour les spécialistes du marketing canadiensà

En examinant ces références dans leur ensemble, certaines tendances se dégagent clairement : le courriel continue d’offrir de solides performances au Canada, notamment en matière de portée et de visibilité. En parallèle, l’engagement devient plus sélectif, ce qui renforce l’importance de la pertinence et de la clarté.

La délivrabilité et le consentement ne sont plus des éléments secondaires — ils sont au cœur de la performance. Les organisations qui accordent la priorité à la qualité de leur liste, à la transparence et à la confiance sont mieux positionnées pour réussir.

Un autre constat important est que la performance varie considérablement d’un secteur à l’autre. Il devient donc essentiel de comparer vos résultats à ceux de votre propre secteur plutôt que de vous fier à des moyennes globales.

Pour les agences et les organisations qui évoluent dans des environnements réglementés ou complexes, ces constats renforcent une idée clé : le succès du marketing par courriel repose sur la mise en place d’une stratégie de communication durable, fondée sur la confiance.

Conclusion : le courriel au Canada repose sur la confiance et la pertinence

Le marketing par courriel au Canada évolue, mais sa force fondamentale demeure la même : il s’agit d’un canal direct, fondé sur le consentement et la confiance.

Des réglementations comme la LCAP et la LPRPDE peuvent ajouter certaines exigences, mais elles créent aussi de meilleures conditions pour des communications pertinentes. Elles encouragent les organisations à être plus intentionnelles, plus transparentes et plus respectueuses dans leur façon d’interagir avec leur audience. À mesure que les attentes augmentent, les organisations qui réussiront seront celles qui misent sur la pertinence, la constance et des relations à long terme.

Vous souhaitez comprendre comment votre organisation se compare et où se situent les opportunités ? Consultez le rapport État du marketing par courriel au Canada 2026 pour obtenir des données de référence et des analyses détaillées.

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